Q50 2028 d’Infiniti : un ultime effort pour relancer une marque en déclin

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Q50 2028 d’Infiniti : un ultime effort pour relancer une marque en déclin

Infiniti est confrontée à une crise existentielle. Les ventes ont chuté depuis 2017, laissant le constructeur automobile s’accrocher à seulement deux modèles de SUV. Mais l’entreprise n’abandonne pas sans se battre. En octobre 2024, Infiniti a confirmé son intention de ressusciter la marque Q50 avec une nouvelle berline sport, pariant qu’un retour aux racines de la performance raviverait l’intérêt des consommateurs. Cette décision est un pari à gros enjeux : alors que les nouveaux VUS garderont les phares allumés, le Q50 est censé générer du buzz et attirer les passionnés dans les salles d’exposition Infiniti.

Pourquoi c’est important

Infiniti prospérait autrefois en alliant luxe et plaisir de conduire, comme en témoignent des modèles comme le SUV FX45 à moteur V8 et le coupé G35 à propulsion arrière. Le renouveau du Q50 témoigne d’une tentative désespérée de retrouver cet esprit. Un Q50 réussi pourrait rehausser l’ensemble de la marque, attirant à la fois les amateurs de voitures de performance et les acheteurs qui recherchent un véhicule de luxe avec un certain avantage. Mais un échec pourrait signifier encore plus de non-pertinence sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Sous le capot : un ADN partagé avec le Nissan Z

Ne vous attendez pas à une réinvention complète. Le Q50 2028 roulera probablement sur la même plate-forme FM que le modèle sortant, dont la production a été abandonnée après 2024. Il s’agit également de la même plate-forme qui sous-tend la voiture de sport Nissan Z, suggérant un partage important de pièces pour réduire les coûts et accélérer le développement. Attendez-vous à ce que certains composants soient directement retirés du Z, y compris son moteur.

Le cœur du Q50 sera le V6 biturbo VR30DDTT du Z. Infiniti a promis une propulsion arrière et « beaucoup de puissance », dépassant probablement les 400 chevaux, potentiellement égalant, voire dépassant, les 420 chevaux de la Nissan Z NISMO. Des modèles moins performants avec des moteurs V6 ou quatre cylindres moins puissants sont possibles, mais la société promeut fortement une variante axée sur les performances.

La transmission manuelle : une fonctionnalité décisive

Le plus grand point d’interrogation (et susceptible de changer la donne) est la transmission. Infiniti a fortement laissé entendre qu’elle proposerait une boîte de vitesses manuelle, capitalisant sur le levier de vitesses à six vitesses du Z. Le fait que même le Z NISMO soit désormais disponible avec un manuel suggère que le Q50 pourrait associer le moteur plus puissant à une option à faire soi-même. C’est crucial car aucune autre berline sport de luxe n’offre actuellement une troisième pédale.

Concurrence et risques

Le segment des berlines sport de luxe est en diminution, mais la Q50 rivalisera avec les BMW M340i, Mercedes-AMG C43 et Genesis G70 3.3T. Pour réussir, Infiniti doit proposer des prix inférieurs à ceux de ses rivaux allemands tout en offrant suffisamment de performances pour enthousiasmer les passionnés. L’absence de transmission manuelle serait un coup fatal. Un rafraîchissement mineur de l’ancienne version Red Sport 400 ne suffira pas.

Calendrier et prix

L’Infiniti Q50 2028 devrait arriver dans les salles d’exposition en 2027. La variante haute performance pourrait démarrer autour de 60 000 $, tandis qu’un modèle de base plus accessible pourrait descendre en dessous de 50 000 $. Le succès de ce véhicule est essentiel : L’avenir d’Infiniti en tant que marque dotée de références en matière de performances repose sur la fourniture d’une berline convaincante et axée sur le conducteur.