La croissance des ventes de véhicules électriques au Royaume-Uni ralentit, en retard sur les objectifs du gouvernement

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Les ventes de voitures neuves au Royaume-Uni ont augmenté de 7,2 % en février, atteignant 90 100 immatriculations, soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis 2004. Cette augmentation est due à une augmentation notable du nombre d’acheteurs privés (en hausse de 17,6 %) qui attendent traditionnellement les nouveaux changements de plaques d’immatriculation en mars. Les ventes de flottes, qui représentent plus de la moitié du marché (59,4 %), ont également connu une modeste hausse de 1,8 %.

Cependant, la croissance des véhicules électriques (VE) stagne, les immatriculations en février n’augmentant que de 2,9 % pour atteindre un peu moins de 22 000 unités. Il s’agit d’une baisse par rapport aux quelque 29 600 immatriculations de véhicules électriques enregistrées en janvier, et cela place le Royaume-Uni nettement derrière l’objectif du mandat du gouvernement pour les véhicules à zéro émission (ZEV) de 33 % de part de marché des véhicules électriques pour l’année.

Le mandat ZEV impose des amendes de 12 000 £ aux fabricants qui ne respectent pas les quotas de vente de véhicules électriques, bien qu’ils puissent les compenser en achetant des crédits auprès d’entreprises dépassant leurs objectifs. Malgré cela, les dernières données dressent un tableau inquiétant. En février dernier, les immatriculations globales ont été plus lentes, mais les ventes de véhicules électriques ont bondi de plus de 40 % sur un an, atteignant une part de marché supérieure à 25 %. Ce contraste démontre un ralentissement significatif de l’appétit des consommateurs pour les véhicules électriques.

« Le rythme de l’adoption des véhicules électriques ralentit et le Royaume-Uni pourrait avoir du mal à atteindre ses objectifs climatiques ambitieux sans incitations supplémentaires ni changements politiques. »

Les immatriculations de Tesla, par exemple, ont chuté de 37 % en février, même si la société affirme que les commandes actuelles restent solides. Pendant ce temps, les hybrides rechargeables ont connu une augmentation massive de 43,5 %, augmentant leur part de marché de 8,7 % à 11,6 %. Les hybrides traditionnels ont également augmenté de 3,3%, et les ventes de voitures essence ont augmenté de 5,2% (plus de 41 000 immatriculations). Le diesel poursuit son déclin, reculant de 3,8% à 4,5% de part de marché.

Les experts du secteur restent prudemment optimistes, citant les changements d’immatriculation à venir en mars et le soutien continu du gouvernement aux véhicules électriques. Cependant, la tendance sous-jacente suggère que le comportement des consommateurs évolue et que la transition vers des véhicules entièrement électriques pourrait ne pas se produire aussi rapidement que l’espéraient les décideurs politiques.

Le ralentissement des ventes de véhicules électriques soulève des questions sur l’efficacité des incitations actuelles et sur les facteurs économiques plus larges qui influencent les choix des consommateurs. Sans une nouvelle impulsion, le Royaume-Uni risque de ne pas atteindre ses objectifs climatiques et d’être confronté à des sanctions substantielles dans le cadre du mandat ZEV.