À mesure que les tensions géopolitiques mondiales s’accentuent, en particulier au Moyen-Orient, le débat sur l’avenir énergétique de la Grande-Bretagne évolue. Même si la transition vers les énergies renouvelables reste un pilier central de la politique nationale, un argument de plus en plus répandu suggère que la poursuite du « zéro émission nette » par le Royaume-Uni pourrait négliger un élément essentiel de la stabilité nationale : la souveraineté énergétique.
La vulnérabilité de l’énergie importée
Le paysage mondial actuel, marqué par des crises du transport maritime et des conflits dans les principales régions productrices d’énergie, met en évidence un risque important pour le Royaume-Uni. S’appuyer sur les importations d’énergie – que ce soit via des pipelines en provenance de Scandinavie ou des pétroliers en provenance du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord – rend l’économie britannique vulnérable aux chocs externes, à la volatilité des prix et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement.
Cette vulnérabilité n’est pas seulement une préoccupation macro-économique ; cela a des effets tangibles sur la vie quotidienne. L’incohérence des infrastructures de carburants alternatifs – allant de la rareté de l’hydrogène et du GPL au déploiement inégal des réseaux de recharge des véhicules électriques (VE) – démontre que la transition vers une économie post-énergies fossiles est toujours confrontée à des difficultés.
